Le lecteur attentif [c.-à-d. au moins Fabrice le colomblogueur !] aura remarqué que, dans une précédente réponse à un commentaire de Piaf2Colombes qui me disait que Jean-Baptiste Clément n'aurait pas composé écrit Le Temps des cerises à Colombes, ville où il a longtemps résidé - je m'étais en gagé à lui offrir un kilo de cerises lors de la prochaine Fête de la cerise, si ses dires étaient exacts.

N'écoutant que son courage, votre serviteur a donc pitonné sur la Toile à l'aide de son fidèle  mulot comme le disent nos cousins québecois et sur le site de Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF, il a mis la main sur la preuve irréfutable qui... confirme l'exactitude des dires de Piaf2Colombes !

Ca y est ? Vous avez cliqué sur le lien ? Si c'est le cas, la version intégrale du recueil Chansons de Jean-Baptiste Clément, paru chez C. Marpon & E. Flammarion, cinquième édition de 1877.  Et bien allez,  jusqu'à la page  244 (N.B. du livre, pas de votre  navigateur de PDF) et que voyez vous en bas des paroles de la chanson ? Réponse : "Paris-Montmartre, 1866". Arrrgh !

Le citoyen Clément a scrupuleusement indiqué - pour chacune de ses chansons - le lieu où il l'a composée. C'est pourquoi, si on va à la page 45, on a confirmation que Dansons la capucine fut bien composée en 1866 également mais "à l'île du Moulin-joli", et le Colombien bien renseigné sait que sous cette ancienne dénomination se cache l'actuelle île Marante !

Les admirateurs les plus acharnés de notre gloire locale seraient bien avisés d'aller pour en savoir plus sur sa période colombienne.

Bravo Piaf2Colombes !

Petit supplément... d'Ham : le blog qui n'a peur ni des acariens ni des piafs ni des queues de cerises !