On en a plein les poches !
Par Charles le jeudi 5 juin 2008, 06:00 - Colomblablabla - Lien permanent
Ne vous êtes-vous jamais retrouvé en ville, mais surtout ailleurs que dans la sacro-sainte rue Saint-Denis, comme un couillon, un rogaton de notre société sur-consumériste [mais nous sommes tous coupables] à la main [je vous épargne l'inventaire à la Prévert !], ne sachant pas trop qu'en faire, condamnés à errer, désespérément à la recherche d'une poubelle, qu'on aura de toutes façons bien peu de chances de trouver...
Ah ! la rue Saint-Denis si richement garnie de ces magnifiques et opulentes poubelles vertes, en fonte... Et le reste du Monde ? Rien ou presque.
Amusez-vous à vous promener dans la rue immédiatement parallèle à icelle, à savoir la rue du Bournard. C'est fort simple : du début de la rue (côté rue de l'Indépendance) jusqu'à la fin (côté avenue Henri Barbusse), vous trouverez autant de poubelles qu'il y a d'arrêts de bus ou, pour ne pas être méchant, de phalanges à un doigt !
Bon, je sais le maire et son équipe d'adjoints et de conseillers municipaux viennent tout juste d'être élus et patati et patata et gnagnani et gnagnagna... ils n'ont pas de baguette magique, "Rome ne fut pas construite en un jour" et "avec des "si" on mettrait Paris en bouteille". Mais justement, on s'en fiche de Paris et de Rome ! Je profite d'avoir ce petit espace de doléance pour former le voeu que dans la liste des travaux à mener durant leur mandature, les élus penseront à faire croître le nombre des poubelles de façon exponentielle, parce que là, c'est un peu le désert de Gobi et ce bon vieil Eugène-René, s'il était encore du nombre des vivants ne dirait assurément pas le contraire !
Pas besoin de faire dans la belle et luxueuse poubelle de fonte. Ca doit coûter très cher ce genre de bestioles. Il suffirait, plan Vigipirate oblige, de prendre la poubelle la plus basique, la plus ordinaire, par exemple celle que l'on trouve dans les lieux publics parisiens. Vous savez l'espèce de présentoir verdâtre auquel on accroche un simple sac poubelle transparent.
Et puis, pourquoi ne pas rêver un peu et imaginer que ce qui se fait pour les habitations individuelles ou collectives soit appliqué à la voie publique : une poubelle pour le papier et par extension pour tous les emballages recyclables et une autre pour "tout le reste" ? Le tri sélectif descendrait dans la rue et serait disponible pour tous, là, sur la voie publique.
Recycler en dehors de chez soi ? Un petit geste tout simple que tout le monde pourrait mettre en pratique si ce dossier était prochainement pris à bras le corps. Pour faire changer les (mauvaises) habitudes, la pédagogie ou la sanction - pourtant nécessaires - resteront vaines si elles ne sont pas accompagnées d'un véritable Plan poubelle pour notre ville.
Commentaires
C'est marrant, ça fait plusieurs fois en quelques jours que ce sujet revient jusqu'à mes oreilles.
La première fois, c'était une nouvelle élue qui me racontait sa discussion avec une personne qui critiquait les habitants de cités, ces êtres sales qui jettent tout par terre. Et l'élue de demander au râleur où se trouve la poubelle la plus proche… Oh, elle était à peine à 300 mètres !
On sait donc qu'on a au moins une personne consciente du problème. Y a plus qu'à…
Au conseil de l'école maternelle de Trolette, les parents d'élèves et les enseignants ont unanimement voté pour l'installation d'une poubelle à l'entrée de la-dite école (dans la rubrique "travaux à entreprendre").
Ca me parait être un minimum, quand on sait que souvent les parents arrivent avec un goûter pour leur progéniture (vous savez, avec les emballages individuels qui gonfflent notre quantité de déchets), et qu'en plus cette même progéniture nous oblige à nous balader avec des mouchoirs en papier, des lingettes, etc. Pour ma part, j'avais quand même évoqué le sens civique des parents qui pouvaient provisoirement mettre dans leur poche ou dans leur sac les emballages vides ou mouchoirs usagés, au lieu de les balancer négligemment devant la porte de l'école.
Ce vote unanime, qui remonte à début 2008, a entraîné une demande officielle en mairie, qui doit être étudiée. Avec un peu de chance, si la demande est validée, les élèves et leur parents auront peut-être une jolie poubelle courant 2008-2009.
Et dire que Trolette change d'école en septembre !
Hello Fabrice et Mum'Troll.
Quoi mettre un papier dans la poche et attendre de passer devant une poubelle pour le jeter de façon responsable et citoyenne ? Mais vous n'y pensez pas : c'est bien trop lourd à porter un papier ! Il y a malheureusement des jean-foutres partout sans distinction sociale, ethnique, culturelle, religieuse, d'orientation sexuelle, de lieu de résidence, de pouvoir d'achat... L'inverse est aussi vrai !
Ce matin encore dans mon train de banlieue, en arrivant à Paris, un abruti a dégainé un paquet de cigarettes tout neuf, a très lentement défait la pellicule de plastique qu'il a ensuite jeté parterre avec le petit bout de papier aluminisé, dans le wagon. J'ai halluciné et j'ai râlé suffisamment fort pour qu'il entende mais il n'a pas ramassé ses rogatons... Et je suis sûr que c'est le genre d'abruti qui serait prêt à aller manifester si demain le prix moyen des paquets de cigarettes passait de 5 à 6 euros !
Sinon, j'espère que Trolette et tous les autres marmots de Colombes auront bientôt devant leur école de jolies poubelles qui soit Plan Vigipirato-compatibles (c'est l'argument souvent sorti par les politiques pour ne rien faire en matière de poubelles à installer dans les lieux publics, d'après ce que m'avait expliqué un élu local, un jour).
Comme chacun le sait aujourd'hui, c'est la Journée mondiale de l'Environnement. Espérons que nous pourrons mieux le respecter à Colombes avec plein de belles... poubelles !
Ma foi, le tri sélectif, un sujet qui inspire la blogosphère en ce moment
C'est la journée mondiale de l'environnement ? Aujourd'hui ? Oups, il était temps que je le découvre, alors !
Oui m'sieu !
Si tu veux en savoir plus : http://www.journee-mondiale.com/tex...
Un peu d'humour, mon père était éboueur à la mairie de Paris, que faisait-il lorsqu'il avait un papier dans la mains sans aucune poubelle à l'horizon:
1. Il le jette pa terre .
2. Il s'empresse de trouver un poubelle pour ne pas faire subir au cantonnier du coin ce qu'il subit chaque jour.
3. Il le met dans sa poche.
Réponse sur mon blog en commentaire du billet "Où sont passées nos fleurs?"
Un peu d'humour, mon père était éboueur à la mairie de Paris, que faisait-il lorsqu'il avait un papier dans la mains sans aucune poubelle à l'horizon:
1. Il le jette pa terre .
2. Il s'empresse de trouver un poubelle pour ne pas faire subir au cantonnier du coin ce qu'il subit chaque jour.
3. Il le met dans sa poche.
Réponse sur mon blog en commentaire du billet "Où sont passées nos fleurs?"