Et donc, je réclamais un véritable plan poubelle pour notre ville qui idéalement ferait descendre le tri sélectif dans la rue

Si j'en remets donc une petite couche c'est parce que ce point de l'ordre du jour m'y a (re)fait penser mais pas seulement...

De ma fenêtre, tous les matins, je peux admirer [c'est de l'ironie !] les trains qui passent et contempler - réfection de la gare oblige - le distributeur automatique de billets de train. Malheureusement, pour l'installer ce "cracheur de titres de transports", il a fallu extirper une bien innocente et utile poubelle...

Et que font les ivrognes qui s'abreuvent de (mauvaise) bière et de vinasse achetées dans une des épiceries de nuit-téléboutiques du quartier de la gare (du centre-ville), hein ? Avant d'éructer jusqu'à pas d'heure ou de se mettre des bourre-pif, ils jettent les "cadavres" sur le sol, devant la gare, sous le pont, au pied de mon immeuble, au bas des marches qui permettent d'accéder aux quais, sur le trottoir, un peu partout dans la rue, alors que du temps de la "bien innocente et bien utile poubelle", bon an mal an, ils avaient l'extrême courtoise d'y jeter bouteilles et autres canettes.

Bref, depuis que la poubelle a été licenciée sur-le-champ, c'est devenu une véritable porcherie [et encore c'est méchant pour le porc qui est lui un animal éminemment sympathique, délicieux et utile, qui a la délicatesse de ne pas passer son temps à compisser les murs, les portes d'entrée des différents immeubles des abords immédiats de la gare]. Alors vous comprendrez pourquoi  j'attends avec impatience d'en savoir plus sur le point n° 23 de l'ordre du jour de la prochaine réunion du conseil municipal !

D'autre part, dimanche matin j'ai cru avoir la berlue mais j'ai bien vu un balayeur municipal balayer la rue du Bournard (côté numéros impairs) et ce n'est pas la première fois que je vois cela : des balayeurs municipaux travaillant le dimanche matin. Je précise que ce n'était pas sur le côté où se tenait le marché dominical et je n'ai pas cru voir de course pédestre ou de critérium cycliste, et pour qui connaît l'ambiance de ce genre de courses, il n'y avait donc pas des monceaux de bouteilles en plastique ou de sachets de gel "coup-de-fouet" à ramasser. Y avait-il donc une utilité à faire bosser ces pauvres bougres un dimanche matin ? Est-ce que c'est une façon pour eux d'améliorer leur ordinaire en faisant des heures supplémentaires et le cas échéant, étaient-elles justifiées, fiscalement et environnementalement parlant

Enfin, le plus bizarre, c'est que dimanche matin, un bac de fleurs suspendu à un lampadaire - situé rue du Bournard, côté des numéros pairs - s'est écroulé [la faute à pas de chance, ça aurait pu arriver "sous Goueta" !] et ce, visiblement, sans blesser qui que ce soit. Tant mieux, sinon ça aurait aggravé le déficit de la sécu' ! Mais jusqu'à lundi matin, le bac éclaté, les géraniums privés de leur terre nutritive et d'autres plantouilles non identifiées sont restées lamentablement étalées à qui-mieux-mieux pour moitié sur la voie de bus et pour moitié sur le trottoir. A la fin de la journée, ne restait plus qu'un spectacle de désolation végétale, le tout écrabouillé par les bus, et autres piétons en goguette. 

Alors je vous le demande : pourquoi ne pas être tombée le dimanche matin et sur le trottoir d'en face, hein ? Ces plantes doivent assurément comploter avec les forces de la réaction contre les forces de progrès, je vous le dis moi !


P.S. : SOS. Stop. Mercredi matin. Stop. Le bac à fleurs brisé a bien été ramassé. Stop. Il n'a toujours pas été remplacé. Fin.