La poubelle, le balayeur et le bac à fleurs
Par Charles le mardi 23 septembre 2008, 21:08 - Colomblablabla - Lien permanent
J'ai lu l'ordre du jour du prochain conseil municipal avec beaucoup
d'intérêt. Parmi les points qui ont retenu mon attention, il y en a un, le
point n° 23 concernant la "fourniture de corbeilles de
rue".
Les fidèles lecteurs de la logorrhée de votre serviteur se diront : "Eurêka" ou alors, en dignes
sectateurs de Raymond
Souplex : "Bon Dieu ! Mais c'est bien sûr !" et se souviendront avoir lu
ce précédent
billet.
Et donc, je réclamais un véritable plan poubelle pour notre
ville qui idéalement ferait descendre le tri sélectif dans la
rue.
Si j'en remets donc une petite couche c'est parce que ce point de l'ordre du
jour m'y a (re)fait penser mais pas seulement...
De ma fenêtre, tous les matins, je peux admirer [c'est de l'ironie !]
les trains qui passent et contempler - réfection de la gare oblige - le
distributeur automatique de billets de train. Malheureusement, pour l'installer
ce "cracheur de titres de transports", il a fallu extirper une bien
innocente et utile poubelle...
Et que font les ivrognes qui s'abreuvent de (mauvaise) bière et de vinasse
achetées dans une des épiceries de nuit-téléboutiques du quartier de la gare
(du centre-ville), hein ? Avant d'éructer jusqu'à pas d'heure ou de se mettre
des bourre-pif, ils jettent les "cadavres" sur le sol, devant la gare, sous le
pont, au pied de mon immeuble, au bas des marches qui permettent
d'accéder aux quais, sur le trottoir, un peu partout dans la rue, alors que du
temps de la "bien innocente et bien utile poubelle", bon an mal an, ils avaient
l'extrême courtoise d'y jeter bouteilles et autres canettes.
Bref, depuis que la poubelle a été licenciée sur-le-champ, c'est devenu une
véritable porcherie [et encore c'est méchant pour le porc qui est lui un
animal éminemment sympathique, délicieux et utile, qui a la délicatesse de ne
pas passer son temps à compisser les murs, les portes d'entrée des différents
immeubles des abords immédiats de la gare]. Alors vous comprendrez
pourquoi j'attends avec impatience d'en savoir plus sur le point n°
23 de l'ordre du jour de la prochaine réunion du conseil
municipal !
D'autre part, dimanche matin j'ai cru avoir la berlue mais j'ai bien vu
un balayeur municipal balayer la rue du Bournard (côté numéros
impairs) et ce n'est pas la première fois que je vois cela : des balayeurs
municipaux travaillant le dimanche matin. Je précise que ce n'était pas sur le
côté où se tenait le marché dominical et je n'ai pas cru voir de course
pédestre ou de critérium cycliste, et pour qui connaît l'ambiance de ce genre
de courses, il n'y avait donc pas des monceaux de bouteilles en plastique ou de
sachets de gel "coup-de-fouet" à ramasser. Y avait-il donc une utilité
à faire bosser ces pauvres bougres un dimanche matin ? Est-ce
que c'est une façon pour eux d'améliorer leur ordinaire en faisant des heures
supplémentaires et le cas échéant, étaient-elles justifiées,
fiscalement et environnementalement parlant ?
Enfin, le plus bizarre, c'est que dimanche matin, un bac de fleurs suspendu à
un lampadaire - situé rue du Bournard, côté des numéros pairs - s'est écroulé
[la faute à pas de chance, ça aurait pu arriver "sous Goueta" !] et
ce, visiblement, sans blesser qui que ce soit. Tant mieux, sinon ça aurait
aggravé le déficit de la sécu' ! Mais jusqu'à lundi matin, le bac
éclaté, les géraniums privés de leur terre nutritive et d'autres plantouilles
non identifiées sont restées lamentablement étalées à qui-mieux-mieux pour
moitié sur la voie de bus et pour moitié sur le trottoir. A la fin de
la journée, ne restait plus qu'un spectacle de désolation végétale, le tout
écrabouillé par les bus, et autres piétons en goguette.
Alors je vous le demande : pourquoi ne pas être tombée le dimanche
matin et sur le trottoir d'en face, hein ? Ces plantes doivent assurément
comploter avec les forces de la réaction contre les forces de progrès, je vous
le dis moi !
P.S. : SOS. Stop. Mercredi matin. Stop. Le bac à fleurs
brisé a bien été ramassé. Stop. Il n'a toujours pas été remplacé. Fin.