Débraaaaaaaaaaaaaaanche tout !
Par Charles le mardi 21 octobre 2008, 08:00 - Colomblablabla - Lien permanent
Une source fiable m'a relaté avoir constaté très récemment des ouvriers en train d'intervenir - à partir d'un camion-grue équipé d'une nacelle - sur une caméra située du côté de l'avenue Audra.
Je me pose donc plusieurs questions...
Ladite caméra :
- était-elle en panne et ces ouvriers étaient-ils en train de la réparer ?
- a-t-elle été piratée par une bande de joyeux drilles, sectateurs secrets du grand Marcel Béliveau ou du très regretté Jacques Legras ?
- fonctionnait-elle parfaitement et ces ouvriers avaient-ils eu pour instruction de la... débrancher ?
"Nous ferons une étude précise de l'impact et du coût de la vidéosurveillance. Ce bilan sera rendu public et donnera lieu aux adaptations nécessaires" in Une autre histoire... le programme (p. 14).
Sauf erreur de ma part, je n'ai pas eu l'occasion de lire ou d'assister à une présentation publique de ce "bilan". Et vous ? Ou alors le débat organisé en septembre dernier par ses détracteurs Verts et Motivé-e-s faisait-il office de succédané de diffusion publique de ce "bilan" ?
Remarquez, en parlant d'"adaptations nécessaires", et là encore s'il s'agissait simplement de déplacer une caméra d'un quartier vers un autre, je suis convaincu que les riverains de la rue de l'Indépendance - dont votre serviteur fait partie - seraient ravis de voir s'en installer une dans leur rue ; devant subir l'augmentation - sans réaction efficace pour l'instant des autorités compétentes - des allées et venues de marginaux et de toxicomanes - dont certains accompagnés de jeunes enfants -, venant s'approvisionner - de jour comme de nuit - en drogues, auprès de dealers ; en alcool et en cigarettes, auprès d'un commerçant fraîchement installé...
Face à l'insécurité - et je défie quiconque qui n'a pas eu soi-même à expulser des dealers du hall de sa copropriété, et ce, plusieurs fois depuis les dernières semaines, de la qualifier de simple "sentiment" - on peut invoquer la misère sociale, la banalisation de la violence et même la détresse affective ou les carences éducatives... autant de facteurs explicatifs, parfaitement plausibles et irréfragables. Ces facteurs appellent des réponses sociales adaptées, humanistes et volontaristes, bien au-delà du seul échelon municipal, soit.
Mais à court terme, devenons-nous pour autant supporter - sans réagir - les bagarres, les vociférations, la mendicité agressive, l'urine, les excréments et le vomi, les insultes des dealers, les mégots de joints et les bouteilles ou les canettes vides?
Mes enfants me parlent avec de plus en plus d'inquiétude de ce qu'elles voient et entendent dans notre rue. Est-ce normal ? N'ayant pas les moyens d'habiter aux Vallées ou à Bois-Colombes, dois-je vendre l'appartement acheté à crédit et me rabattre sur la Province, quitte à faire un aller-retour quotidien à Paris pour améliorer - à pouvoir d'achat constant - la qualité du cadre de vie de ma famille, à l'instar des 200 000 Franciliens qui quittent notre région chaque année ? Je l'envisage sérieusement chaque jour de plus en plus...
Ne pourrait-on s'attendre à un peu plus de pragmatisme de notre équipe municipale, à l'instar du maire socialiste de Paris qui, ne va pas lui, réduire le nombre de caméras installées sur la voie publique mais au contraire en développer le nombre, tout prochainement ?
En outre, et sauf erreur de ma part, il ne me semble pas - non plus - que la police municipale d'Asnières ait été désarmée depuis l'élection du front républicain PS/MoDem/divers droite...
Les deux maires des villes précitées seraient-ils devenus du jour au lendemain d'horribles crapules socio-traîtres ? Une sécurité des biens et des personnes effective ne doit-elle être que le seul apanage des partis de Droite et d'extrême-Droite ? La Gauche est-elle condamnée à n'écouter que les seules sirènes infantiles de son extrême-Gauche et à être incapable d'avoir une politique décomplexée mais juste et efficace sur la question ? Le démocrate que je suis ne le pense pas...
Si le débranchement de cette caméra était avéré et s'il devait être le début d'une série plus longue, qui ne serait - elle - accompagnée que des pieuses et dogmatiques incantations sur la nécessité d'obtenir de l'Etat un renforcement des effectifs de la police nationale et gnagnagni et gnagnagna, je serai très curieux de connaître l'évolution de la configuration démographique et fiscale de notre ville, dans les années à venir et notamment, à l'horizon... 2014, si les classes moyennes décidaient de faire le grand saut et de partir vivre à moins 60 mn en TGV ou en Corail du centre de Paris via la gare de Lyon, la gare Montparnasse, la gare d'Austerlitz ou la gare Saint-Lazare...
Avec une classe moyenne qui se "casse"[rait], et une DSU en capilotade, Colombes aurait l'équilibre budgétaire qu'elle pourrait, son dynamisme précaire et un "vivre ensemble" fragile comme la mosaïque humaine qui la compose ne deviendraient alors que de tristes souvenirs annonciateurs de bien funestes mélopées dont on nous rabattra les oreilles, de ridicules pantomimes exécutées - pour masquer une déshérence... retrouvée. Est-ce là la manière la plus efficace pour commencer à écrire les pages d'une autre histoire ?

Commentaires
Eh, tu sais, les rumeurs urbaines, c'est fini, c'était samedi, la clôture !
Tout ça pour dire que, puisque tu m'as parlé de cette histoire de caméra supposément débranchée, j'ai mené ma petite enquête.
Tout d'abord, "on" m'a expliqué qu'il serait complètement con de débrancher une caméra, que ça ne servait à rien, que c'était l'utilisation des films qui importait…
Ensuite, j'ai poussé jusqu'à poser la question à ma source… comment tu dis, déjà ? ah oui, "une source fiable", interne à la mairie. Ma source fiable n'était pas au courant et m'a expliqué qu'il fallait passer par le préfet pour débrancher une caméra. Ca lui paraissait aberrant.
Autant dire que cette histoire de personnel débranchant discrétos une caméra pour faire plaisir à des électeurs (en dehors de période électorale et sans aucune com' auprès de ces supposés électeurs), ça ressemble fort à une légende urbaine.
Ensuite (ça y est, je me fais l'avocat du diable, ça doit être parce que je suis socialiste)… Tu râles contre l'absence de compte rendu de l'étude sur la vidéo-surveillance. Mais cette étude a-t-elle été menée ? Si je devais râler, je commencerais par le faire sur le manque d'information de ce côté. Tout en gardant dans un coin de ma mémoire que l'élection municipale date de 6 mois, que je n'ai pas connaissance du délai nécessaire pour choisir un organisme indépendant ET compétent pour mener une telle étude, que je ne sais pas le temps nécessaire pour la mener…
Deuxième sujet, ton sentiment d'insécurité (Oui, je sais, j'assume). Je devrais plutôt écrire "ton insécurité". Ok, c'est le bordel ces derniers temps en bas de chez toi, tu es au premier rang, tu vis donc dans cette merde à longueur de journée. Mais ça ne veut pas dire pour autant que toute la ville est dans la même situation.
Personnellement, à l'autre bout de la ville, je n'ai pas noté la moindre modification, que ce soit sur les comportements délictuels ou les passages policiers. Mon sentiment d'insécurité (ou de sécurité) n'a pas évolué.
Fabrice, tu n'es pas socialiste, tu es un indécrottable naïf !
Croise tes sources et tu saurais que l'autorisation préfectorale n'est requise que pour installer ou supprimer une caméra, pas pour intervenir techniquement dessus et a fortiori, la neutraliser.
Sinon, ça donnerait du :
- Allo monsieur le préfet ? la caméra est en panne, j'ai le droit de la réparer ?
- Mais je m'en fiche mon vieux de la réparation de votre caméra ! Faîtes ce qui bon vous semble, je suis en train d'inaugurer, bla bla bla et re bla bla bla et rata bla bla bla...
La prochaine fois qu'on se mettra à plusieurs pour foutre dehors les dealers qui squattent régulièrement depuis 15 jours le hall de notre immeuble - (co)propriété privée - et qui planquent leur shit dans notre local à poubelle - je ne manquerai pas de t'appeler, pour que tu puisses venir partager notre "sentiment d'insécurité" qui te deviendra alors si tangible. Tes bras, même aussi peu musclés que les miens seront les bienvenus !
Enfin, tu aurais pu aller jusqu'au bout de l'objectivité et relater aux quelques lecteurs égarés sur ce blog ce que tu avais constaté de tes yeux vus encore très récemment et qui t'avait pourtant choqué. Je n'en dirai pas plus pour ne pas te mettre en porte-à-faux, mais je sais que tu me comprends...
Attends, tu es en train de nous faire une "©Béribèche" et m'accuser de trier les infos que je mets sur mon blog selon des critères politiciens ou je ne sais quoi ?
Je suis scandalisé, déçu, choqué, furieux, voire tous ensemble !
Si ton sous entendu concerne les jeunes qui fumaient devant mes yeux au sortir d'un conseil de quartier, j'étais plus amusé que choqué, d'autant que j'ai toujours connu ça, que ce soit dans un autre quartier, d'une autre ville, ou toutes ces dernières années dans mon quartier.
Je m'arrête là, je crois que le dégoût va me rendre agressif et je n'ai pas envie de t'en vouloir.
Mettre en doute mon honnêteté et ma morale, je crois sincèrement que c'est la plus rude attaque qu'on puisse me porter.
Sois je deviens sourd. Sois tu parles trop bas, voire les deux ensemble.
Bonjour,
Encore abasourdie par la nouvelle de l'arrêt du blog de Fabrice, je suis venue, comme presque chaque jour, rendre visite à M. Ham sur son blog.
Et je tombe sur votre "dialogue". Et je fais le lien avec la décision de Fabrice ...
Je ne me mêle pas à votre polémique (quoi que...). Je viens juste confirmer que Fabrice était en effet plus "amusé que choqué" après avoir croisé de jeunes fumeurs sur la coursive. Et ne me demandez pas ce que je fais avec Fabrice dans les coursives à la nuit tombée ...
Tout ça n'apporte rien sur le fond, je vous le concède volontiers. Mais je supporte mal mon sentiment d'impuissance alors je tapote sur mon clavier.
A bientôt à vous 2