Pour celles et ceux qui ne le savent peut être pas [argh !] c'est un bihebdomadaire paraissant le lundi et le vendredi qui a la particularité d'être imprimé sur du papier de couleur jaune. Je recommande d'ailleurs de toujours commencer par les dernières pages avec les rubriques "Cris & chuchotements" et les billets de Marcel Rufo [oui ! oui ! le psy : un grand fan du ercété], de Denis Lalanne [pas Francis ! bande de fétichistes des cuissardes !], de Raphaël Ibanez [mais voui : le gars qui joue de la guitare électrique en mêlée avec la tête, les bras et les jambes des adversaires des London Wasps] et de tous les autres, que je recommande - sans exclusive - à 200 %.

Acheter le MIDOL après avoir déposé les gosses à l'école [tiens, ça rime !] , c'est le genre de petit rituel qui me fait adorer le lundi matin contrairement à tant d'autres de mes congénères qui font une tête d'enterrement en marchant d'un pas pressé vers la gare SNCF, genre j'ai "une crise d'hémorroïdes permanente" ou "j'ai reçu le troisième tiers provisionnel"...

Bon, vous me direz que le MIDOL sort aussi le vendredi, mais les amateurs dudit canard vous le diront : la meilleure édition, la plus riche, la plus documentée est celle du lundi !

Lundi matin me voilà donc en train de m'abreuver de toutes ces belles pages, ces élégies à la gloire du ballon ovale et de toutes celles [oui oui il y a aussi des filles qui jouent au rugby et très bien, d'ailleurs ] et de ceux quand tout-à-coup je suis tombé sur un article et plus particulièrement sur un passage dans lequel le journaliste décrivait les Racingmen comme étant les "Ciel et Marine". Mon sang n'ayant fait qu'on tour, je pris mes petits doigts et décida d'aller encombrer le courrier des lecteurs du vénéré MIDOL de mon indignation chromatique !

"Madame, Monsieur,

A la lecture de l'article d'Emmanuel Massicard : "Chabal la piste montpelliéraine" (MIDOL du 01/12/08, p. 43, rubrique "Cris & chuchotements"), je voulais juste faire part de mon étonnement de fidèle lecteur du MIDOL. [...] votre journaliste a commis l'irréparable en désignant le très vénérable Racing-Métro 92 - je le cite - comme étant les "Ciel et Marine".

Sacrilège !

Or, l'avantage, avec le Racing, même les daltoniens ne peuvent pas se tromper puisque nous avons été, nous sommes et serons toujours les "Ciel et Blanc". Notre club fondé en 1892, se revendique d'un certain nombre de traditions dont la première passe par le respect du maillot et de ses couleurs originelles, quelles que puissent être les tendances du marketing sportif du moment et je n'en dirai pas plus... Un erratum transformé par un mea culpa publié de la part de votre journaliste serait des plus appréciés ! Au besoin, s'il doutait de la véracité de mes dires, je suis prêt à lui offrir le billet d'entrée du prochain match à domicile contre Bordeaux-Bègles, le 13/12/08, à Colombes, au stade Yves-du-Manoir [...]."

Depuis, j'ai reçu le courriel suivant du journaliste sacrilège :

"Je me suis rendu compte de cette erreur dimanche soir alors que le journal était à l'impression. Trop tard. D'où un terrible sentiment de honte comme vous l'imaginez. Depuis, je peine à trouver le sommeil...

Que voulez-vous, peu de temps auparavant, j'avais assisté à un match de l'Aviron bayonnais, l'autre propriétaire du maillot ciel et blanc, qui jouait en ciel et...marine. C'est bien qu'ils font tout pour nous perturber ces clubs avec leur marketing à la noix.

Plus sérieusement, toutes mes excuses pour cette bourde."

Bon, comme le dit l'adage : "faute avouée, faute pardonnée" ! Je ne voudrais surtout pas qu'il se mette à dépérir par manque de sommeil, hein !
Et puis si c'est la faute aux Bayonnais qui font rien qu'à nous copier... [Tu parles Charles, il doit avoir le trouillomètre à zéro parce qu'il a dû aller fair un p'tit tour sur Facebook et il a pu voir dans ma liste d'amis qu'il y avait deux piliers du Racing-Métro ! ; le genre de pôtes qu'on aurait aimé avoir à la récré !]. Bon, je déconne car ce journaliste est tout simplement un gars bien, honnête et consciencieux avec en plus des scrupules !

La morale de l'histoire, c'est que j'ai maintenu mon invitation pour lui offrir une entrée voir les Ciel et Blanc jouer [ couillon que je suis : les journalistes rentrent à l'oeil ! Bon et bien je lui payerai une écharpe de supporter des Ciel et Blanc, alors !] et que j'espère m'être fait un copain journaliste... au MIDOL. Vous conviendrez alors que le MIDOL est un excellent journal puisque ses plumitifs savent - eux - reconnaître leurs erreurs !

Racing boum boum boumboumboum !