Et puisqu'on est dans le développement durable qu'on nous sert à toutes les sauces, vous conviendrez que recevoir un carton d'invitation le jour même montre tout simplement une mauvaise planification du service municipal concerné par l'envoi des dits cartons (j'ai vérifié, la Poste n'était pas en grève durant cette période) mais pire encore, c'est autant d'arbres, d'encre, d'essence et d'huile de coude du facteur (de genou ?) pour les plus cyclistes d'entre eux, dépensés pour rien...

Et les petits trains censés amener les Colombiens de la périphérie vers le centre-ville mais roulant désespérément vides ? Il fonctionnaient à quoi ? au GPL ? au diester de colza ? à l'huile de friture ? à l'air comprimé ?

Promouvoir, inciter, obliger à mettre en oeuvre des réflexes verts et "environnementalement" responsables, oui et bravo aux élus chargés de la question. Mais se draper comme d'une toge d'honorabilité exclusive que confère le développement durable et nous "bourrer le mou" à tout va avec jusque dans les voeux devient franchement contreproductif mais pire encore, donne l'impression aux Colombiens que les vrais problèmes sont masqués sous - ce qui devient à leurs yeux - un écran de fumée... durable.

Bien entendu, qu'en matière d'emploi, de pouvoir d'achat, de logement, etc. - sujets dont bon nombre de personnes discutent avec mon poissonnier (faudrait qu'il pense à se présenter aux prochaines municipales, celui-là, tiens !) - un maire - fut-il même Philippe Sarre - ne peut pas tout, tout de suite. Pourtant, c'est bien sur ce programme social qu'il a été élu, tel un messie, par la majorité des Colombiens et plus particulièrement par les habitants des quartiers les plus pauperisés.

Aussi, en attendant que son premier adjoint - Maurice Lobry - lui dise comment trouver les - non plus 5 mais 10 millions d'euros qui vont faire défaut au budget municipal et dont l'absence risque non seulement de grèver les dépenses courantes mais aussi les promesses de campagne -, il pourrait au moins commencer par demander au service municipal (voirie ?) ou départemental (DDE ?) compétent de faire saler (ou de faire asperger du sable ou des graviers sur) la rue du Bournard (côté numéros pairs) et plus particulièrement le tronçon compris entre la gare SNCF et la place Rhin-et-Danube : il y avait au moins cinq centimètres de glace ce matin et tant les riverains que les passagers qui se précipitent pour aller attraper, qui son bus ou son train risquent de se rompre les os à chaque instant et je ne parle même pas des plus fragiles d'entre nous qui ont souvent une démarche hésitante en temps normal : les jeunes enfants, les personnes âgées et... les ivrognes !

Un malheur n'arrivant jamais seul, il faudra appeler les pompiers, aller engorger les urgences, aggraver le déficit abyssal de la sécu',  dépenser plein d'énergie humaine, fossile, etc.  Alors de grâce, évitons tant de souffrance et de dépenses financières et énergétiques inutiles : faîtes du développement durable de proximité, anticipons les drames et virez-nous cette glace, S.V.P. !  Help ! Save our souls !

Et puis s'il y a du rab', mettez-nous aussi une poubelle (il en est où dans sa mise en oeuvre le plan poubelle voté en octobre dernier ?) à l'angle de la rue de l'Indépendance et du pont de chemin de fer et tant qu'on y est rendez gratuite la sanisette Decaux du début de la rue Saint-Denis (les ivrognes et les toxicomanes font pipi contre et non pas dedans !). Voilà des idées de gestes très simples et surement peu coûteux qui amélioreraient D-U-R-A-B-L-E-M-E-N-T la vie des riverains de la gare SNCF de Colombes.