Après l'heure c'est plus l'heure !
Par Charles le mardi 6 janvier 2009, 07:07 - Colomblablabla - Lien permanent
Vous êtes peut être dans le même cas que moi : vous aviez été invité à l'inauguration du marché de Noël mais vous aviez reçu votre invitation seulement le jour même d'icelle. Du coup, vous n'aviez pas pu être présent à 17 heures tel qu'indiqué sur le carton, si bien entendu, vous rentrez généralement de votre travail au-delà de cette heure...
Et puisqu'on est dans le développement durable qu'on nous sert à toutes les
sauces, vous conviendrez que recevoir un carton d'invitation le jour
même montre tout simplement une mauvaise planification du service
municipal concerné par l'envoi des dits cartons (j'ai vérifié, la Poste n'était
pas en grève durant cette période) mais pire encore, c'est autant d'arbres,
d'encre, d'essence et d'huile de coude du facteur (de genou ?) pour les plus
cyclistes d'entre eux, dépensés pour rien...
Et les petits trains censés amener les Colombiens de la périphérie vers le
centre-ville mais roulant désespérément vides ? Il fonctionnaient à quoi ? au
GPL ? au diester de colza ? à l'huile de friture ? à l'air comprimé ?
Promouvoir, inciter, obliger à mettre en oeuvre des réflexes verts et
"environnementalement" responsables, oui et bravo aux élus chargés de la
question. Mais se draper comme d'une toge d'honorabilité exclusive que confère
le développement durable et nous "bourrer le mou" à tout va avec jusque dans
les voeux devient franchement contreproductif mais pire encore, donne
l'impression aux Colombiens que les vrais problèmes sont masqués sous -
ce qui devient à leurs yeux - un écran de fumée... durable.
Bien entendu, qu'en matière d'emploi, de pouvoir d'achat, de logement, etc. -
sujets dont bon nombre de personnes discutent avec mon poissonnier
(faudrait qu'il pense à se présenter aux prochaines municipales, celui-là,
tiens !) - un maire - fut-il même Philippe Sarre - ne peut pas tout, tout
de suite. Pourtant, c'est bien sur ce programme social qu'il a été élu, tel un
messie, par la majorité des Colombiens et plus particulièrement par les
habitants des quartiers les plus pauperisés.
Aussi, en attendant que son premier adjoint - Maurice Lobry - lui dise comment
trouver les - non plus 5 mais 10 millions d'euros qui vont faire défaut
au budget municipal et dont l'absence risque non seulement de grèver
les dépenses courantes mais aussi les promesses de campagne -, il pourrait au
moins commencer par demander au service municipal (voirie ?) ou départemental
(DDE ?) compétent de faire saler (ou de faire asperger du
sable ou des graviers sur) la rue du Bournard (côté numéros
pairs) et plus particulièrement le tronçon compris entre la gare SNCF
et la place Rhin-et-Danube : il y avait au moins cinq
centimètres de glace ce matin et tant les riverains que les passagers
qui se précipitent pour aller attraper, qui son bus ou son train risquent de se
rompre les os à chaque instant et je ne parle même pas des plus fragiles
d'entre nous qui ont souvent une démarche hésitante en temps normal : les
jeunes enfants, les personnes âgées et... les ivrognes !
Un malheur n'arrivant jamais seul, il faudra appeler les pompiers, aller
engorger les urgences, aggraver le déficit abyssal de la sécu', dépenser
plein d'énergie humaine, fossile, etc. Alors de grâce, évitons tant de
souffrance et de dépenses financières et énergétiques inutiles : faîtes
du développement durable de proximité, anticipons les drames et virez-nous
cette glace, S.V.P. ! Help ! Save our souls
!
Et puis s'il y a du rab', mettez-nous aussi une poubelle (il en est
où dans sa mise en oeuvre le plan poubelle voté en octobre dernier ?) à
l'angle de la rue de l'Indépendance et du pont de chemin de fer et
tant qu'on y est rendez gratuite la sanisette Decaux du début
de la rue Saint-Denis (les ivrognes et les toxicomanes font pipi contre et
non pas dedans !). Voilà des idées de gestes très simples et surement peu
coûteux qui amélioreraient D-U-R-A-B-L-E-M-E-N-T la vie des
riverains de la gare SNCF de Colombes.
Commentaires
Charles,
Un beau coup de gueule qui a de la gueule. Tu as su, avec tes mots et ton tempérament dire ce que les colombiens ressentent en ce moment. Il neige et ils en ont assez de marcher comme si ils portaient des couches culottes, le pas branlant, à cause de quelques grammes de sel non présent sur le sol.
Tu parles du développement durable, j'ai laissé une contribution sans retour de la part des responsables, c'est diffuser, il y a eu quelques commentaires, et après????
Le blog Agenda 21 prend l'eau. Tout ça pour ça.
Enfin, il y a la galette et le cidre rue Rouget de l'Isle, tu pourras te consoler
Bonjour Ahmed,
C'est pas mal l'image de la marche avec les couches-culottes. :-)))
Ceci dit, je reconnais qu'avant-hier soir, le tronçon de trottoir incriminé avait été salée et depuis, le verglas s'est donc envolé. Par contre, il existe un point noir que j'ai eu l'occasion de pratiquer pas plus tard qu'hier matin, c'est tout un tronçon entre Colombes et Bois-Colombes en gros la ligne plus ou moins droite qui va de la gare de Bois-Co au café situé à l'angle de la rue du 8 mai 1945 et de la rue du maréchal Joffre. Là, c'est simple il n'y qu'une solution : marcher sur la chaussée ou venir avec ses patins à glace !
Par contre, toujours pas de nouvelles quant aux poubelles... et pour les sanisettes Decaux gratuites, j'imagine que - pour l'instant - c'est un peu comme faire pipi dans un violon ou autre chose dans une contrebasse !
Je me demande si le nettoyage des trottoirs n'est pas, légalement, à la charge des riverains (ce qui inclut le dégivrage).
Ahmed force un peu le trait mais il ne s'agit pas de quelques grammes. Un bout de trottoir, ça doit se chiffrer en kilos, une rue en quintaux, une ville en dizaines de tonnes.
Bonjour Jérôme,
Exact pour les bâtiments (habitations, commerces...) ayant une façade avec une entrée donnant sur la rue (et ce, à concurrence de 4 mètres de large) mais quid des rues avec des bâtiments sans entrée donnant sur la rue ? Sur un sujet aussi brûlant d'actualité (bon OK mon jeu de mots est vaseux, je le reconnais bien volontiers), l'implication est donc partagée et selon les cas riverains et/ou municipalité.