Avant la galette des Rois du Conseil de quartier du centre-ville, le maire viendra de 17 h 30 à 18 h 30, à la rencontre des habitants du quartier du centre-ville. Je vous le dis de mémoire, n'ayant pas le prospectus sous les yeux.

Le lieu de rendez-vous se situe au début de la rue de l'Indépendance (N. B. rue allant du pont de chemin-de-fer - côté rue du Bournard - en direction du bureau de poste). Suivez les flaques d'urine, les "cadavres" de bouteilles ou de canettes et les mégots de "joints" : vous y êtes !

En des termes de communication politique, c'est une très bonne initiative... mais pour le maire !

En effet, à quoi servent donc les élus référents - autres que le maire - s'il vient toujours lui-même dans les quartiers ? Bien entendu, dans l'absolu, je ne nierais pas que cette solution semble - en apparence - idéale du point de vue démocratique. Cela permettra à tout un chacun de solliciter, de suggérer ou d'admonester le maire publiquement, directement et ce, sans filtre, sans barrière. Du point de vue du sentiment d'être écoutés qu'auront les Colombiens, c'est une excellente approche, si et seulement si elle reste ponctuelle.

Or, il est indiqué sur le prospectus qu'il [le maire] compte développer la régularité de ses visites, quartier par quartier. Et c'est là, qu'on doit s'interroger...

Le maire a des adjoints et des conseillers municipaux légitimement élus. De plus, Trois d'entre eux sont délégués "pour les quartiers" (cantons ?) Nord-Est (M. Fritsch), Nord-Ouest (K. Bouhaloufa) et Sud (C. Barthelémy-Ruiz). Pourquoi vouloir privilégier des rencontres directes maire-concitoyens sans laisser plus d'amplitude aux adjoints désignés pour cette mission et ne pas leur déléguer effectivement la mise en place du nécessaire lien démocratique élus/habitants ?

Si l'intention est louable, dans l'absolu, une ville de 80 000 habitants, ne se gère pas comme une école primaire. Les mauvais esprits iront jusqu'à dire que monsieur le maire nous fait du "Sarre cosy" et que finalement ses adjoints - et plus particulièrement les trois concernés - risquent de se retrouver complètement "Fillonisés". Il ne faudrait donc pas que la communication devienne une fin en soi et ce, au détriment de l'action municipale. Sinon le syndrome de Zébulon guette notre maire et je ne le lui souhaite pas, tournicoti tournicota !

Enfin, il se trouve justement que j'habite rue de l'Indépendance. Or, au mois d'octobre dernier, suite à l'intrusion répétée de dealers dans notre immeuble pour tenter d'y implanter - sans succès, leur infect et parasitaire commerce - et à la dégradation de notre cadre de vie depuis - entre autres - le développement du nombre d'épiceries de nuit et de téléboutiques, dans notre quartier, le conseil syndical de la copropriété où ma famille et moi résidons, a écrit et porté deux courriers distincts, le même jour, à ce sujet : un au maire et un autre au commissaire de police. Si la réaction du commissaire de police fut nette, rapide et efficace, pour le moment, nous attendons toujours, la réponse écrite du maire.

Les membres du conseil syndical de mon immeuble, mes voisins, copropriétaires résidants, locataires ou commerçants auraient aimé recevoir une réponse formelle (écrite) du maire - et ce, dès le mois d'octobre - et non avoir droit à une visite stans pede in uno avec force communication, à finalité votive. Ayant des problèmes à résoudre et non des écrouelles à faire guérir, nous ne souhaitions pas un quelconque miracle mais juste avoir une réponse écrite à une question écrite.