Les représentations locales des partis politiques nationaux et par ordre alphabétique (MoDem, PCF, PS, UMP, Verts) ont chacune propulsé leur poulain accompagné de sa pouliche suppléante, dans la course à un mandat d'élu au conseil général (CG).

Bien entendu, les lecteurs réguliers de ce blog connaissent mes opinions démocrates, avec des hauts et des bas ; je ne m'en suis jamais caché. Il ne semblera donc anormal pour personne que j'affiche mon amical soutien à la candidature de Michel Môme et de Guénola de la Seiglière qui sont partis dans la course, avec la casaque orange, celle du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou.

Je n'en dirai pas plus, sinon on risque de tomber dans "le bisounours" utilisé jusqu'à la nausée - tant par la Droite que par la Gauche - durant les récentes élections municipales : chez les Tartempion, le père, la mère, le fils, la fille, la grand-mère, le grand-père, le chien, le le chat, le canari, le poisson rouge soutiennent Philippe S. et chez les Tartemolle, rebelote : le père, la mère, le fils, la fille, la grand-mère, le grand-père, le chien, le chat, le canari, le poisson rouge soutiennent Nicole G.

Visiblement, le candidat qui se verrait bien récupérer les pantoufles encore chaudes du maire, conseiller général sortant (démissionnaire), reproduit la même bonne vieille recette du "j'aime qu'on m'aime" avec l'espoir qu'elle lui soit tout aussi profitable... Les électeurs décideront.

Quelques statistiques amusantes mais factuelles et qui peuvent permettre aux indécis d'affiner leur choix parce qu'il y a de la belle bête de course dans les paddocks [qui ne sont pas des cousins des Shadoks, bande d'hippophobes !] :

100 % des candidats titulaires sont des hommes.
100 % des candidates suppléantes sont des femmes.
50 % des candidats titulaires doivent déjà assumer un mandat d'élu (adjoint au maire : PCF ; conseiller municipal délégué : Verts ; conseiller municipal d'opposition : UMP).
50 % des candidates suppléantes doivent déjà assumer un mandat d'élue (conseillère municipale déléguée : PS et Verts ; adjointe au maire : PCF).

Aussi, si vous souhaitez avoir - pour votre canton - un conseiller général (et sa suppléante) entièrement disponible pour exercer - en votre nom - ce mandat d'élu et vous représenter exclusivement, c'est-à-dire, qui n'aurait déjà pas à assumer la très lourde charge de travail d'adjoint au maire ou de conseiller municipal - fût-il de la majorité ou de l'opposition - , vous savez maintenant pour qui il vous reste à voter ! Vous ne voyez toujours pas ? réponse : pour le tandem dont le nom du parti n'a pas été cité une seule fois dans ma petite démonstration statistique ci-dessus ! Vous ne voyez toujours pas ? Bon, je vais vous aider : s'il ne s'agit pas du PS, du PCF, de l'UMP ou des Verts, qui suis-je ?

Bien entendu, j'aurais pu aussi écrire que [et d'ailleurs, tiens, je le fais !] :

80 % des candidats représentent des partis ayant déjà au moins un siège au sein du CG (PCF, PS, UMP, Verts) ;
20 % des candidats représentent un parti n'ayant pas le moindre siège au sein du CG (MoDem) ;
50 % des candidats titulaires se prénomment Bernard ;
40 % des suppléantes ont des liens de parenté les unes avec les autres [ça doit être chaud - parfois - les repas de famille !].

Enfin, il est un terrain plus sablonneux : celui de la "diversité d'origine" de candidats - titulaires ou suppléants - issus de "minorités visibles" et je ne m'hasarderai surtout pas à faire la moindre statistique, m'y refusant purement et simplement. Si je reconnais bien volontiers qu'ils font une entrée dans la course électorale - et à mon sens c'est une bonne chose pour... eux, et s'ils ne sont pas de simples faire-valoir, ils devront, comme tout un chacun, convaincre les électeurs, par leur seule valeur personnelle et par la seule qualité intrinsèque des solutions qu'ils proposent. S'appeler Mounoussamy, Moïse, Ming, Mohammed, Mikhaïl, Mamadou ou Marcel n'est pas un programme électoral en soi, à moins - bien sûr - qu'on ne veuille une "libanisation" de notre modèle de société, avec les conséquences tragiques que l'on connaît.

En effet, une ascendance - même lointaine - ou une origine étrangères (par exemple avant naturalisation), l'appartenance à une religion, une orientation sexuelle, etc. ne doivent pas être (même si cela peut être une "niche" que les spécialistes du marketing politique aimeraient pouvoir exploiter, par la segmentation d'un discours en messages ciblés) un facteur handicapant ou un facteur favorisant telle ou telle candidature, à moins de vouloir clairement - en agissant ainsi - contribuer - par l'arme empoisonnée du communautarisme - à l'explosion de facto de notre pacte républicain fondé selon l'article 1er de notre Constitution sur le fait que notre République est indivisible, laïque, démocratique et sociale.