Si les uns et les autres - tant à Droite qu'à Gauche - revendiquent, dans un ultime réflexe pavlovien, une victoire - (dés)espérée ou annoncée - de leur camp, pour ma part, je considère qu'il s'agit d'une défaite et plus particulièrement, d'une défaite collective.

A l'issu du second tour de scrutin, j'espère tout simplement que le candidat élu - de Droite ou de Gauche - aura capitalisé un nombre de voix tel qu'il soit équivalent au minimum à 20 % du nombre d'électeurs inscrits dans le canton. Sinon, après la défaite collective du premier tour, ce second s'apparenterait à une Bérézina. Quelle représentativité, quelle légitimité populaire aurait le futur cantonnier, euh pardon ! conseiller général élu en sachant que moins d'un électeur sur cinq se serait déplacé

Pourquoi 20 % des inscrits ? Tout simplement parce que pour être élu dès le premier tour, et selon le Code électoral, un candidat au mandat de conseiller général doit - bien entendu - arriver en tête des suffrages mais surtout représenter au minimum 20 % des suffrages des électeurs inscrits.

C'est pourquoi, souhaitons que le futur conseiller général du canton - et ce, je le répète, quelle que soit sa couleur politique, représentera - parce qu'il aura obtenu sur son nom sur celui de son parti - au moins la voix d'un électeur sur cinq. D'autant qu'est de plus en plus posée la question sur l'intérêt ou pas de conserver cette matérialisation administrative héritée de Napoléon Bonaparte qu'est... le département.

En conclusion : votez, votez, votez : vous n'en aurez jamais assez ! surtout dans la perspective des prochaines échéances européennes (2009) puis régionales (2010).

Si vous souhaitez vous informer des positions - qu'on peut imaginer plus pro-européennes et fédéralistes que souverainstes ou horreur ! nationalistes - du MoDem, mais surtout y contribuer par vos commentaires, vos questions, etc., je vous invite à aller faire un tour sur votre site.