"Attention les gars ! N'oubliez pas l'Histoire. Lorsque l'équipe de foot du Matra-Racing a quitté Colombes pour le parc des Princes, tout le monde criait monts et merveilles, avec quels résultats ? le club existe toujours sous une autre appellation mais survit en CFA, et dans le bas du tableau...

Un stade de 30 000 places ? Le Stade français, qui n'est pas le club que je soutiens mais qui avec ses 13 titres de champion de France (contre 5 pour le Racing, Grrrrr !) est un grand club que je respecte, ne remplit pas toujours Jean-Bouin, dans sa configuration actuelle (12 000 places)...

La future halle de hand qui sera construite en lieu et place du stade Yves-du-Manoir aura été RASE aura une capacité d'accueil de 15 000 places.

Je fais partie de ceux qui pensent qu'un stade moderne de 15 000 places à Colombes, en lieu et place de l'actuel stade YDM était un compris faisable et acceptable, tant du point de vue de la demande, que de la capacité des transports, etc. De plus, que vaut-il mieux  : jouer dans un stade de 15 000 places plein ou dans un stade de 30 000 places à moitié vide ?

Au pire, lors des "gros derbies", il était tout-à-fait possible, à l'instar du SF, de délocaliser certaines "grosses affiches" au stade de France (qui d'ailleurs n'a toujours pas de club résident de foot, de rugby ou de curling !).

En effaçant purement et simplement toute solution au stade YDM, le Racing-Métro risque d'y perdre un peu de son âme et de son histoire. Notre club restera-t-il un club de rugby ou deviendra-t-il comme d'autres, une simple entreprise de spectacles ?

Bien entendu, je reste reconnaissant au président Lorenzetti d'avoir pu insuffler une nouvelle dynamique au club, mais être reconnaissant et respectueux de quelqu'un ne veut pas dire qu'on doit devenir un béni-oui-oui décérébré. Je lui suis reconnaissant, tout comme je le suis des précédents dirigeants, d'avoir toujours fait ce qui était en leur pouvoir et avec les moyens qu'ils avaient alors, pour maintenir le club au-dessus de la Fédérale 1. Maintenant, je trouve que les choses vont vite, trop vite peut-être et je reste circonspect sur le futur.

Allez pour finir, je vous laisse méditer sur mon sujet de bac philo (Académie de Nice, 1990) : "Un peuple sans mémoire, peut-il être libre ?"

Qui vivra verra !"