Ca ne manque pas de sel...
Par Charles le vendredi 26 mars 2010, 06:18 - Colomblablabla - Lien permanent
Ce matin, en parcourant le blog de Rama Yade, je suis tombé sur la phrase suivante.
"[...] Et puis, c’est assez drôle de voir que les Colombiens ont voté pour
des listes de gauche sans qu’aucun conseiller régional [N.B. de
Colombes] n’ait été élu et que ce soit ceux qui ont perdu [N.B. l'UMP
et ses alliés] qui représenteront la ville au Conseil régional !"
D'un point de vue pratique et pragmatique, elle a parfaitement raison. En
effet, avec un Maurice Lobry - aujourd'hui premier adjoint au maire de Colombes
- qui ne s'est pas représenté à son poste de conseiller régional et avec des
candidats (Laurent Trupin, Guénola de la Seiglière, Joëlle Vasnier et
Frédéric-Farid Sarkis) d'autres listes (MoDem, Parti socialiste et
Europe écologie) qui n'ont pas passé le cap du premier tour (les deux
premiers candidats), qui ont disparu de la liste du second tour (la
troisième candidate) ou qui n'étaient pas en position éligible (le
quatrième candidat), Rama Yade sera "la voix" de Colombes, au sein d'un
conseil régional à majorité rose, verte et rouge.
Avoir voix au chapitre, ce n'est pas rien pour notre ville, même si cette voix
sera - de facto - une voix minoritaire ; les Franciliens, les
Altoséquanais et les Colombiens ayant, lors du second tour de dimanche dernier,
préféré la liste de M. Huchon à celle de Mme Pécresse...
- en exerçant un seul mandat d'élu à la fois, on assure une meilleure représentativité de la diversité de la population française ;
- une meilleure représentativité induit un renouvellement plus fréquent des élus et de la classe politique et donc, donne envie aux citoyens de s'intéresser - à nouveau - à la politique et contribue à éloigner l'abstention.
Par "diversité" je n'entends pas la seule appartenance à une "minorité
visible", réelle ou supposée, ce serait trop réducteur... J'inclus également la
diversité de genre (allez messieurs, faîtes un peu plus de
place aux femmes !), la diversité professionnelle
(enlevez tous les élus qui dans "la vraie vie" seraient qui fonctionnaires,
qui chefs d'entreprises et qui professions libérales, et toutes nos assemblées
nationales ou territoriales seraient désespérément... vides, ou presque
!). Mais allons plus loin, en ajoutant la diversité
physique : combien d'élus en situation de handicap
?
Bon, un copain toulousain, universitaire brillant, ancien rugbyman, et qui est
actuellement - du dossier de son fauteuil roulant - en situation de "mobilité
réduite" ou de "capacités restreintes", comme on dit au Québec - me
reprocherait ce terme qui vient de l'anglais hand in cap (la main dans
le chapeau). Mais à chaque jour suffit sa peine et nous aurons l'occasion d'en
reparler...