Le Racing-Métro fait le plein de supporteurs

Les rugbymen du Racing-Métro surfent sur la vague de leur première saison tonitruante en Top 14. Les abonnements s’arrachent et les associations de supporteurs se multiplient.

«Notre premier match à domicile aura lieu le 1er septembre, la veille de la rentrée scolaire… J’espère qu’il y aura du monde », fait mine de s’inquiéter Gilles Balsan, le responsable des associations de supporteurs du Racing-Métro 92. Qui ajoute, comme pour se rassurer : « En même temps, c’est Clermont… » — sous-entendu une rencontre choc, face au tenant du titre.

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Nul doute que les amateurs des Chabal et consorts répondront présent. Mais cela fait un an que le Racing, qui joue ce soir son deuxième match de la saison à Montpellier, n’a plus besoin d’une belle affiche pour attirer des supporteurs en nombre dans les tribunes du vieux stade Yves-du-Manoir à Colombes.

Petit nouveau du Top 14 depuis l’an dernier, le club a su fidéliser son public, avec rarement moins de 8000 spectateurs à domicile la saison passée. Et déjà les chiffres d’abonnement 2010 (2500, hors partenaires) sont à la hausse. Sans parler de la multiplication des associations de supporteurs. Le Racing en compte sept* contre deux l’an dernier. Soit 200 personnes affiliées. C’est toujours moins que le grand rival parisien, le Stade Français, où quatre associations regroupent un gros millier de fans. Sauf que… au Stade Français, la tendance est à la baisse. La faute « aux contre-performances récentes, au déménagement à Charléty et… à la concurrence du Racing », grogne gentiment Roland Montanari, président des Amis du Stade Français rugby.

Des déçus du foot en nombre

Gilles Balsan, lui, se réjouit de découvrir de nouveaux visages : « D’une façon générale, il y a plus de monde qu’avant dans les stades de rugby. C’est lié à la bonne image de ce sport. Et le mouvement ne peut que se renforcer après la pantalonnade de la Coupe du monde de football! » Revers de la médaille : des déçus du foot intègrent l’ovalie en conservant leurs mauvais réflexes. « Une minorité », tempère Gilles Balsan. Qui poursuit : « C’est le rôle des associations de supporteurs de faire de la pédagogie. D’expliquer qu’au rugby on ne siffle pas l’équipe adverse. »

Le club, lui, est bien décidé à dorloter ses précieux soutiens. C’est à sa demande que les Ciel et Blanc jouent leurs trois premiers matchs à domicile. « Tous les fans sont en vacances au mois d’août » explique Franck Di Palma, chargé de la communication, qui ne loupe pas une occasion de taquiner le rival parisien : « Regardez le Stade Français, ça sonnait vide au stade Charléty la semaine dernière! » Et commencer par trois matchs en terrain adverse, n’est-ce pas un risque? L’homme élude en souriant : « Si on prend la première journée (NDLR : une victoire 23-18 à Brive), ça nous a plutôt porté chance. »

* Les Anciens du Manoir; les Rayés du ballon; Génération Yves du Manoir; les Poulbots du Métro; la Mêlée nanterrienne; Légende Racing; la Pena du Racing.