12 857 amateurs de rugby s'étaient donc donnés rendez-vous dans ce véritable temple sportif à ciel ouvert, dédié au ballon ovale depuis bien des années, pour un beau match de Top 14.

Puisqu'on parle du stade Yves-du-manoir, je viens de terminer la lecture d'un livre de Jean-Christophe Collin - journaliste à L'Equipe -, paru en 2008, chez Calmann-Lévy (ISBN : 978-2-7021-3911-0) : Coupe du monde. Après la mêlée... Pas besoin d'être grand clerc pour comprendre qu'il brosse le tableau de la dernière Coupe du monde rugby qui eut lieu en France et au pays de Galles, en 2007 !

Au-delà de l'explication des conditions de la victoire du XV de France contre les All Blacks, ou de celle de sa double défaite face aux Pumas, ou encore de celle de la façon dont un tailleur franco-arménien implanta durablement le rugby en Géorgie, dans les années cinquante, j'ai trouvé deux passages dans ce livre qui parlent de ce stade qui fit longtemps la fierté de notre bonne ville de Colombes... J'ai voulu les partager avec les quelques lecteurs égarés sur ce blog.

A propos de certains spectateurs des tribunes VIP du Stade de France, en majorité invités par des sponsors officiels, et n'exprimant pas assez haut et pas assez fort leur soutien au XV de France, l'auteur montre que cela a - malheureusement - toujours existé dans le rugby et ce, même à Colombes [personnellement, je les surnomme "les fumeurs de cigare" ;-)] :

"[...] Pierre Albaladejo : "Moi, à Colombes, si je pouvais, je tapais plutôt mes coups de pied vers la tribune "Marathon", la tribune populaire où il y avait mes supporters, plutôt que vers la tribune présidentielle  où il y avait les bourgeois."

A propos de la venue à Colombes en train de banlieue [tiens donc !] :

"De la même façon, longtemps, les gens de rugby ont gardé la nostalgie du stade de Colombes avec ce train qu'on appellait le Train du bonheur qui partait de Saint-Lazare et les emmenait jusqu'à la gare de Colombes."

Il ne nous reste donc plus qu'à espérer que, quel que soit la future forme du ballon auquel sera dédié du stade Yves-du-Manoir - et, comme vous le savez, je souhaiterai qu'il demeure la "maison du ballon ovale", les spectateurs issus de différents milieux, des différentes villes, continueront à venir en nombre encourager des champions de haut niveau et ce, dans le respect de l'histoire sportive de notre ville mais aussi de celle de son patrimoine.